HOMMAGE A MICHAEL JACKSON

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NOUVEAU




En avant première, le dernier titre de Mickael Jackson qui paraitra bientôt dans le film à sortir.




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THIS IS IT




source: http://www.michaeljackson.com/fr/node/326415










je publie ce jour quelques chansons inoubliables de Michael Jackson, le "Roi De La Pop"


En cette periode de Ramadan une petite pensée pour lui qui c'etait converti en novembre 2008  à la religion musulmane


il avait demandé à son ami Yousef Islam anciennement "CAT STEVENS" de l'accompagner dans cette demarche spirituelle.


Je reste un fan inconditionnel de ce grand artiste qui nous a quitté prématurement




en memoire de michael jackso








Les noms des principaux archanges de la divinité musulmane sont Gabriel, Asrafil, Mikkael.


C’est ce dernier qu’aurait choisi Michael Jackson pour sa conversion à l’Islam celui ci se rapprochant le plus de son prénom.



DISCOGRAPHIE:

Ben :  1972

Music And Me : 1973

Forever Michael:    1975

Off The Wall:    1979

Thriller:  1982

Farewell My Summer Love:  1984

Bad: 1987

Dangerous: 1991

History:  1995

Invincible: 2001




VIDEO








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ECOUTER LE CORAN - MABROUK RAMDANE - ECOUTE DU CORAN تلاوة القرآن الكريم

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JE VOUS PROPOSE ICI D 'ECOUTER LA TOTALITE DES 114  SOURATES DU CORAN.


Le Coran comporte 114 sourates, la première sourate est appelée
 AL - FATIHA,  la derniere  AN - NAS.

Chaque sourate est composée de phrases appelées "ayat ".

La plus longue sourate est la deuxieme, celle de "Al Baqara", elle comporte 286 ayas.









  ECOUTER LES SOURATES SUR LE LECTEUR CI DESSOUS


LES 20 PREMIERES SOURATES SONT EN LECTEUR INDIVIDUELLE



JE PROFITE DE CETTE PERIODE POUR SOUHAITER UN BON RAMADAN A TOUS  MES VISITEURS.




LE CORAN EST PSALMODIE PAR DIFFÈRENT ORATEURS.

 BONNE ÉCOUTE DES SOURATES DU CORAN




ECOUTER LES 114 SOURATES DU CORAN









LIRE LE CORAN EN LIGNE ICI





http://www.tvquran.com/quranflash.htm




SOURATE 001:  AL - FATIHA




SOURATE 002:  AL -  BAQUARA



SOURATE 003:  AL- E - IMRAN





SOURATE 004:  AN - NISA



SOURATE 005:  AAL - MAEDA



SOURATE 006:  AL - ANAAM




SOURATE 007:  AL - ARAF



SOURATE 008:  AL - ANFAL




SOURATE 009:  AL - TAWBA


SOURATE 010:  YUNUS


SOURATE 011:  HUD



SOURATE 012:  YUSUF




SOURATE 013:  AR - RAD


SOURATE 014:  IBRAHIM



SOURATE 015:  AL - HIJR


SOURATE 016:  AN - NAHL


SOURATE 017:  AL - ISRA


SOURATE 018:  AL - KAHF




SOURATE 019:  MARYAM




SOURATE 020:  TA - HA



  LA ILAHA ILA ALLAH



Recitation du coran ( mariyam)




recitation du coran






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Je vais parler ici d'un mariage Marocain traditionnel , ou toutes les coutumes ancestrale sont appliquées.
Autrefois, tous les mariages étaient arrangés et certaines familles respectent encore cette tradition. En général, la mariée apporte une dot.

La famille du marié doit pour sa part verser à la famille de la future épouse une somme importante qui servira à l'achat de meubles pour la mariée et aux besoins du ménage.


Les cérémonies de mariage, qui ont généralement lieu l'été, donnent lieu à de grandes réjouissances. Il est courant qu'une femme mariée garde son nom de jeune fille.


LA DOTE ET LE CONTRAT.

 Le versement de la dot marquait la fin des fiançailles et le début des fêtes du mariage.


Il s'accompagnait de la rédaction du contrat. La date était fixée par les deux pères deux ou trois semaines à l'avance, car il fallait faire des invitations et des préparatifs.


Il y avait grand déjeuner dans les deux maisons avec un menu traditionnel : poulets farcis, moutons aux amandes et  briwat.


Deux notaires avaient été invités chez le père du marié, à l'issue du repas, leur hôte faisait compter devant eux en espèces sonnantes la somme convenue.


On la mettait dans des sacs pour la transporter chez le père de la jeune fille, escortée des deux notaires et de quatre ou cinq amis de confiance.


Le père de la jeune fille est tenu par la coutume, à moins de stipulation contraire expressément indiquée dans le contrat, de dépenser pour l'établissement du jeune ménage une somme au moins égale (mithl) à celle qu'il a reçue en dot.


Ainsi est constitué non seulement le trousseau proprement dit de la jeune fille, mais encore le mobilier jugé nécessaire, étant donné le milieu social des jeunes époux.

Une fois la dot versée, on fixait la date du mariage.


Il avait presque toujours lieu en été pour éviter que la pluie ne vienne interrompre les nombreuses cérémonies qui se déroulaient dans les patios.


Les préparatifs : Cinq jours avant la nuit des noces, les marieuses faisaient porter à la maison du fiancé tout ce dont elles avaient besoin pour aménager la chambre nuptiale.

Cette journée portait le nom nahar et tankil (le jour du déménagement) et donnait lieu à deux fêtes avec musiciennes (tabbalat) dans chacune des deux familles.

Le lendemain s'appelait nahar ez-zina (le jour de l'embellissement) ou nahar el-farch (le jour des matelas) 

Les marieuses préparaient soigneusement tout ce que la jeune fille devait emporter dans sa nouvelle demeure (sofas, coussins, tapis, épingles, clous, anneaux de rideau, etc.) et l'y envoyaient.


Elles s'y rendaient elles-mêmes pour aménager l'alcôve nuptiale (dakhchoucha)


À cet effet, elles empilaient des matelas les uns sur les autres pour en former une cloison ne laissant entre elle et le mur que la largeur d'un matelas, le lit nuptial.


La cloison de matelas et les murs de la pièce étaient décorés d'étoffes brodées et de tenture (haïti).





Costumes Marocains de Mariage


Quinze jours à l'avance, la jeune fille se rendait toutes les deux nuits au bain pour les sept ablutions rituelles.


La dernière séance, qui correspondait à l'avant-veille de son entrée au domicile conjugal, était marquée par la cérémonie du Takbib (lavage avec les seaux).


La fiancée arrivait, escortée de parentes et d'amies. les employées du bain (tayyabat) l'attendaient à la porte et la conduisaient processionnellement dans la salle la plus reculée en chantant les louanges du Prophète et en poussant des youyous.


Deux parentes déshabillaient la jeune fille qui gardait les yeux fermés et les lèvres closes, par crainte des génies du lieu.


Sept seaux d'eau tiède étaient rangés là.


Les employées puisaient successivement dans chacun au moyen d'un récipient apporté de La Mecque (tasa mekkawiya) et versaient l'eau sur la tête de la fiancée qui, à l'issue de la cérémonie, était désormais sous la protection des anges.


On la revêtait de vêtements neufs et "on la coiffait d'une somptueuse étoffe brodée de noir (mharma).


Les employées du bain reprenaient leur chant.


Après avoir dit la beauté de la jeune fille et réitéré les louanges du Prophète, elles recevaient quelque argent, ainsi que le vêtement porté par la jeune fille à son arrivée et qu'elle ne devait plus mettre.

On voit qu'il s'agissait là d'un rite de purification et de passage : la jeune fille venait d'entrer dans une nouvelle phase de sa vie, brisant tout net avec le passé.


Le jour suivant, ou plutôt la soirée suivante ( car c'était en fin de journée et pendant la nuit qu'avaient lieu presque toutes ces cérémonies), était dite kwaleb sghar.


Dès cinq heures, le patio se remplissait de femmes élégantes qui venaient prendre le thé.


La jeune fille restait derrière son rideau avec ses meilleures amies, ses confidentes qui la soutenaient et l'encourageaient en cette grande épreuve.


Dès ce jour-là, et pendant toutes les cérémonies, deux invitées (barzat) jouaient un rôle spécial.


C'étaient deux proches parentes du mari, récemment mariées, qui, sans fard, mais vêtues comme l'épousée, se tenaient de chaque côté de la porte, à l'intérieur de la pièce nuptiale.


Chacune d'elles avait à sa disposition une marieuse qui l'aidait à se vêtir.


Pendant tout ce temps, le fiancé menait, de son côté, une vie hors de l'ordinaire.


Son père s'était fait prêter une maison voisine de la sienne qui, durant quelques jours, abritait le jeune homme et ses amis.


On la nommait dar islan, tandis que la demeure nuptiale, la demeure paternelle du jeune homme, portait le nom de dar el-'ors.


Le fiancé s'y rendait dans l'après-midi qui précédait la nuit des noces, ou même la veille, accompagné de jeunes gens de son âge (les gens d'âge mûr étaient les hôtes de son père au dar el-'ors).


Dans la soirée qui précédait la première rencontre du mari et de la femme, le coiffeur de la famille apportait à dar el-'ors une grande chaise de bois peinte de couleurs claires, puis faisait chercher le jeune homme à dar islan.

Un cortège se formait. Quelques-uns des garçons d'honneur prenaient le fiancé sur leurs épaules au milieu des rires et le portaient, capuchon rabattu sur la tête, jusque sur la chaise du coiffeur, placée dans le patio.


Au début de la nuit, la demeure de la jeune fille était le théâtre de la scène principale.


Jusque vers une heure du matin, le patio et le rez-de-chaussée étaient réservés aux hommes.


Toutes les femmes, fiancée comprise, se retiraient au premier étage,
Cette cérémonie s'appelait el-ghrama e'ala el-'aris fi 'ch-chliya (la contribution en l'honneur du marié sur la chaise), ou tout simplement ech-chliya (la chaise).


Quand elle avait pris fin, le coiffeur remplissait son office, rasant la tête du fiancé et lui faisant la barbe, si besoin était.


 Le cortège regagnait dar-islan, de la même façon que précédemment.


Tous ces préparatifs étant terminés, on en arrivait enfin au mariage proprement dit (Lilet es-dkhoul : la nuit de l'arrivée).

Cette nuit-là, il y avait fête dans les trois maisons où se déroulaient le mariage, les deux maisons familiales et la maison où se déroulait le mariage.


Le cortège nuptial se formait.


En tête venaient les hommes de la famille du marié, puis les marieuses, suivies de la mariée et de six ou huit de ses parentes, habillées exactement comme elle  pour que les génies ne sachent pas à qui s'en prendre s'ils venaient à rencontrer le cortège.


Les parents de la mariée, hommes et jeunes garçons, fermaient la marche.


Des cierges portés par les marieuses et les enfants éclairaient cette troupe joyeuse


Elles la conduisaient alors voilée au seuil de la chambre nuptiale et lui présentaient deux pains (khobza) qu'elle tenait sous chaque bras et un trousseau de clés.


Deux Neggafa (marieuses) l'encadraient, l'une tenant un bol de lait, l'autre un plateau de dattes.


La belle-mère s'avançait, donnait une pièce d'argent aux marieuses, soulevait le voile qui couvrait le visage de sa bru qui tenait ses yeux fermés, l'embrassait légèrement sur la joue et laissait retomber le voile.


Elle buvait une gorgée de lait dans le bol que lui tendait la neggafa, prenait une datte sur le plateau que lui présentait l'autre neggafa et retournait à sa place".


Ainsi la mariée recevait dès l'abord les souhaits de bienvenue (slam) de sa belle-mère  avant même d'être unie à son époux, elle était adoptée par sa famille.


Après le dîner, le mari revenait à l'alcôve.


Cette nuit-là était, en général, celle de la consommation du mariage.


De bonne heure le lendemain (sbohi), toutes les femmes mariées étaient réunies, attendant les marieuses qui bientôt apporteraient, taché de sang, le caleçon de la jeune épousée.


Elles l'avaient d'abord montré aux parents du marié qui leur avaient donné de l'argent en signe d'allégresse, la même cérémonie (es-sarwal : le pantalon) se renouvelait chez les parents de la mariée, leurs invitées s'en allaient aussitôt et la maison reprenait sa vie coutumière.


L'après-midi du même jour, à la maison nuptiale, avait lieu la présentation des cadeaux offerts par le mari à sa femme.


Cette cérémonie prenait place pendant l'exposition de la mariée faite selon le même rite que la veille.


Pendant ce temps, deux marieuses allaient chercher l'époux à dar islan, aux environs de cinq heures du matin.


Elles lui apportaient une djellaba et un burnous de laine fine et de soie blanche (ksa) que ses amis l'aidaient à passer sur ses vêtements.


Tous alors, jeunes gens et marieuses, l'accompagnaient jusqu'à la porte de la maison nuptiale.


Les jeunes gens n'entraient pas, mais payaient un tribut aux marieuses.


Seul le marié pénétrait dans le patio et, capuchon rabattu sur les yeux, se frayait un chemin parmi la foule des invitées pour gagner la chambre de sa femme.


Il se plaçait derrière elle, dont les marieuses prononçaient à nouveau l'éloge.


Alors les marieuses faisaient pivoter la jeune femme du côté de son époux et levaient le voile qui lui couvrait le visage.


Pour la première fois, dans la plupart des cas, les deux époux se regardaient.


 Le premier jour après la "nuit de l'arrivée" était dit sbah (le matin).


Tôt dans la matinée, le mari se rendait au dar islan où il retrouvait ses amis les plus proches, puis revenait déjeuner dans l'alcôve nuptiale.


Les deux jours suivants (nahar thani sbohi et nahar thaleth sbohi : le lendemain et le surlendemain du sbohi, la mariée était exposée à la fin de l'après-midi et recevait la visite de son époux, cependant que les invitées continuaient à affluer à la maison nuptiale.



Dès le lendemain du sbohi (nahar thani sbohi), dar islan perdait son caractère particulier, mais le marié continuait d'y passer toutes ses journées avec quelques-uns de ses amis les plus chers, jouant aux cartes, plaisantant ou devisant.


Le cinquième jour portait le nom de nahar hall er-ras (le jour de la libération de la tête).


Les marieuses défaisaient la coiffure spéciale de la mariée (selta) et la remplaçaient par la coiffure des femmes mariées, une natte de chaque côté de la tête.


Les invitées étaient nombreuses pour assister à cette cérémonie qui consacrait le changement d'état de la jeune femme, elles étaient fort élégamment vêtues.


La mariée, toujours richement parée, était cependant habillée de vêtements plus simples.


Les marieuses la faisaient asseoir sur le seuil de la pièce, dos au patio, le mari arrivait alors et, ayant pris des mains d'une marieuse une natte des cheveux de son épouse, s'appliquait à en dénouer quelques tresses, cela fait, il collait une pièce d'or sur son front et laissait aux marieuses le soin de la coiffer.


Après quoi elle était présentée aux invitées sans maquillage, et les yeux ouverts.


Le deuxième jour, appelé nahar el-ghsil (le jour de la toilette), à cause du bain de la nuit, les marieuses, avant d'exposer l'épousée, lui ajustaient sur la tête le bonnet des femmes âgées et de bonne famille (hantouz).



L'exposition avait lieu ensuite, mais trois fois de suite, la mariée portant chaque fois un costume différent (Ibasat).


Le septième jour enfin, après que les époux avaient passé une dernière nuit dans l'alcôve nuptiale, les marieuses venaient remettre tout en ordre et quittaient la maison nuptiale.

Désormais les époux redevenaient des êtres comme les autres, après avoir satisfait aux rites qui accompagnaient leur changement d'état. Cependant le neuvième jour, la jeune mariée faisait le pain "pour qu'il y en ait toujours beaucoup dans la maison" et préparait un plat de poisson, car "manger du poisson porte chance"



DIVERS :

- La tradition marocaine veut que les maries s'installent dans deux grands plateaux bien décorés et on leur fait faire  7 tours.


- Il est d'usage que la mariée se change de costumes 7 fois, mais parfois 4 costumes suffisent, cela dépend du cout de mariage.

 - Aucun mariage ne peut être réussi, accompli sans la précieuse présence et collaboration des "Neggafates", ces femmes au fait des traditions, des usages et des coutumes et qui se font un plaisir et un honneur de les faire respecter.


 Elles sont les maîtres de cérémonie de tous les mariages marocains, les détentrices d'un patrimoine universel.

L'activité principale des "
Neggafates" s'exerçait à l'occasion des mariages.

 Elles peuvent jouer aussi un rôle dans quelques autres cérémonies familiales.

Au début du siècle, leur activité s'exerçait de trois façons différentes dans les mariages.


Elles étaient souvent consultées pour le choix des conjoints,connaissant bon nombre de familles, elles pouvaient fournir d'utiles renseignements.


En second lieu, elles louaient les vêtements et les bijoux indispensables à la mariée.


En troisième lieu, les Neggafates organisaient les cérémonies du mariage, en ne se bornant pas seulement à décharger les familles du soin d'apprêter la mariée et de meubler la chambre nuptiale, mais veillant à ce que tous les rites fussent scrupuleusement respectés, selon le rang social des époux.

 Les temps ont bien changé et les Neggafates doivent se conformer à ce souci de simplification en cours actuellement.

Les sept nuits, dit-elle, ne sont plus que trois nuits dans certaines familles.

La cérémonie est parfois réduite à une seule nuit.

Les Neggafates, tout en veillant au bon déroulement du cérémonial, doivent également se conformer à la volonté des époux et de leurs familles.

La mariée est coiffée le jour du mariage par une femme heureuse, n'ayant pas de rivale.

Après avoir reçu une application de henné, les cheveux sont tressés, enserrés dans un anneau d'argent, symbole de la pureté.

La hennayat casse un œuf sur sa tête, symbole de la fécondité, en nouant les cheveux, elle y introduit deux dattes enduites de miel, symbole du bonheur.

Les plateaux garnis, où trônait la plante de henné en maîtresse inconditionnelle, étaient apportés, avec d'autres cadeaux, à la famille de la mariée.

On voit que durant la Henna de la mariée marocaine il faut qu'elle soit complètement voilée.


Une femme qui met du henné dans les campagnes marocaines et même ailleurs compte sur la finesse de son époux qui voit en cet acte un appel à l'amour, une invitation au plaisir, une promesse de bonheur.


Dans certaines régions, les jeunes filles en âge de mariage portent tous des tatouages aux hennés sur les bras qu'elles montrent dans le village.


C'est un appel à la passion, une façon de dire par code, ce qui préserve la décence de rigueur dans ces pays, que l'on est prêt à vivre avec un homme qui portent un dessin sur la main pour dire au village qu'ils sont assez riches pour assumer une femme.


Au Maroc, le tatouage au henné est passé d'un dessin traditionnel à quelque chose de plus mode, plus tout en gardant la même symbolique érotique.










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HISTOIRE DU MAROC.تاريخ المغرب

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Situé à l'extrême nord-ouest du continent africain, cet Etat du Maghreb est limité à l'est et au sud-est par l'Algérie, au sud par la Mauritanie, à l'ouest par l'océan Atlantique, au nord par la mer Méditerranée.   
L'histoire du Maroc peut être caractérisée par deux traits apparemment contradictoires. D'un côté, nombre d'auteurs insistent sur son «insularité» géographique - doublée d'une histoire originale due à la persistance à travers plusieurs millénaires de la culture et de la langue berbères - et sur la continuité d'une monarchie qui remonte au VIIIe siècle.
D'un autre côté, le Maroc apparaît comme le point de rencontre des mondes africain, oriental et européen.


Véritable creuset de civilisations, il a réagi avec son caractère à la formation des empires phénicien et romain. Il s'est islamisé dès le VIII e  siècle puis s'est peu à peu arabisé. Au XIX e  siècle et au début du XX eme  siècle, il a été l'objet des visées de l'impérialisme européen, avant de recouvrer sa totale indépendance en 1956.

Le Maroc antique


Les traditions rapportées par les auteurs antiques font remonter au XII eme  siècle avant notre ère la colonisation phénicienne, même si les témoignages archéologiques ne donnent des datations assurées qu'à partir du VIIe siècle av. J.-C.


Les Phéniciens fondèrent des comptoirs sur les côtes de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique. Les principales cités phéniciennes étaient Lixus (Larache), Mogador (Essaouira) et Sala (près de Rabat).


Les Carthaginois s'y installèrent à leur tour, au VI eme  siècle av. J.-C. Le célèbre récit connu sous le nom de Périple d'Hannon relate l'expédition maritime menée par Carthage entre 475 et 450 av. J.-C., entreprise qui aurait atteint le golfe de Guinée. La synthèse réussie de l'antique civilisation berbère et de la civilisation phénicienne donna naissance à la civilisation mauritanienne, ou néopunique.



En contact avec Rome mais non sous sa domination, le royaume perdit son indépendance lorsque Caligula, en 40 apr. J.-C., pour s'emparer de ses richesses, fit assassiner Ptolémée à Rome.



Après une guerre très dure, la région devint une province de l'Empire romain, la Maurétanie Tingitane, du nom de sa capitale, Tingis (qui deviendra Tanger), mais seul le Nord de l'actuel territoire marocain fut soumis.


La prospérité de cette province reposait sur l'exploitation des ressources naturelles (produits de la mer, huile d'olive), le développement du commerce et la construction de villes, dont la plus célèbre, Volubilis, a livré des bronzes, des décors sculptés, des mosaïques et des peintures.


En 285, pour des raisons encore mal définies, l'administration romaine abandonna la majeure partie du territoire annexé.


L'influence de Rome ne modifia pas profondément le caractère de la population, bien qu'on en trouve un certain nombre de marques, comme l'usage dans les campagnes du calendrier julien pour les travaux agricoles.


En revanche, la christianisation, assez nette dans les villes aux III e   et IV e  siècles, ne laissera aucune trace durable.


La présence romaine se maintint seulement dans la région de Tanger jusqu'à l'arrivée des Vandales, en 429.


Après la chute de Rome, l'Empire byzantin tenta en vain de contrôler durablement la Maurétanie.

L'islamisation


L'événement qui marqua jusqu'à nos jours l'histoire du Maroc se situe au VII e  siècle:


la conquête arabe et l'islamisation. L'entrée des musulmans au Maghreb fut pourtant beaucoup plus lente


et difficile qu'ailleurs en raison de la vive résistance des populations berbères.
Mais la conversion massive de ces derniers à l'islam est un fait (ce seront d'ailleurs des troupes de Berbères convertis qui franchiront le détroit de Gibraltar pour pénétrer en Espagne).


Il ne s'écoula pourtant que trente ans entre la première invasion arabe, dirigée par Oqba ibn Nafaa, qui parvint au Maghreb extrême en 681, et la conquête de l'Espagne, en 711, par Tariq ibn Ziyad, Berbère converti à l'islam.


A plusieurs reprises les Berbères se révoltent contre les gouverneurs arabes et le calife de Bagdad, mais il est remarquable que ces nombreux soulèvements berbères, tout au long de l'histoire, aient été dirigés contre les Arabes, et non contre l'islamisation.


Dans la plupart des cas, ces mouvements se firent même au nom de l'islam. La révolte kharidjite, au milieu du VIII e siècle, exprima dans le langage de l'islam les aspirations égalitaires des Berbères et leur hostilité envers les envahisseurs arabes, qui furent alors chassés du Maghreb.

Les Idrisides: première dynastie marocaine:

Du VIII e  au XVIII e  siècle, plusieurs grandes dynasties se succédèrent.


Tandis que se consolidait en Espagne le califat de Cordoue, Moulay Idris, après avoir échappé au massacre des descendants du Prophète par les Abbassides, fonda la dynastie des Idrisides (VIII e -IX e  siècle) se réfugia au Maroc et, en 786, s'installa à Oualili (près de Volubilis) où il devint chef des Aouraba.


Après son assassinat, sur l'ordre du calife de Bagdad, son fils Moulay Idris II lui succéda et élargit son domaine, islamisant l'ensemble du pays et fondant la ville de Fès.


Première capitale du Maroc, cette cité devint un grand centre économique, social, religieux et artistique. Assurant une remarquable synthèse des influences orientales et ibérique, le Maroc se dota alors de grandes réalisations architecturales, telles la mosquée Qarawiyyin et celle des Andalous à Fès. Ainsi le Maroc, dès le IXe siècle, était-il bien individualisé. Mais, à la mort de Mouhammad, fils de Moulay Idris II, le Maghreb occidental se morcela en plusieurs petits royaumes rivaux.


Les dynasties berbères 

L'empire des Almoravides (XIe-XIIe siècle)
Il fallut attendre le XIe siècle pour qu'une tribu de nomades du désert, réformateurs religieux et grands guerriers, les Almoravides (al-Mourabitoun, c'est-à-dire les gens des ribat, les couvents fortifiés), se lancent à la conquête d'un vaste empire.


Venus du Sahara, ces moines guerriers appartenant à la tribu berbère des Sanhadjas répandirent leur conception d'une stricte foi islamique.


En 1062, ils fondèrent une nouvelle capitale, Marrakech. Youssef ben Tachifine réalisa pour la première fois l'unification du Maroc (1083). L'Espagne musulmane fut à son tour soumise, ainsi que le Soudan, jusqu'au royaume du Ghana. A la mort de son fils Ali, le royaume almoravide se disloqua et, en 1147, une nouvelle dynastie, celle des Almohades, s'empara de Marrakech. 


Les Almohades (XIIe-XIIIe siècle)
Partis de Tinmel (Haut Atlas) sous l'impulsion d'un grand réformateur religieux et censeur des mœurs, Mouhammad ibn Toumart, les Almohades s'emparèrent de Marrakech (où ils construisirent la mosquée de la Koutoubia), firent élever les remparts de Rabat et étendirent leur pouvoir à l'ensemble de l'Afrique du Nord. Ils réalisèrent ainsi l'unité d'un immense empire englobant l'ensemble de l'Occident musulman, c'est-à-dire toute la Berbérie, de l'Atlantique à Gabès, et l'Espagne musulmane autour de l'amir al-mouminin (le «Commandeur des croyants»), titre pris par Abou Yousouf Yaqoub al-Mansour.


Cette réalisation de l'unité du Maghreb, qui sera éphémère, devait jouer un rôle très fort dans l'imaginaire maghrébin;
on peut même y voir les prémices de ce que représentera la création de l'Union du Maghreb arabe (UMA) en 1989.


Au bout d'un siècle, les Almohades connurent à leur tour le déclin et, au début du XIII e siècle, leur royaume connut des défaites en Espagne et dans le Maghreb oriental. Meknès, Fès, Rabat et Marrakech tombèrent tour à tour. Les Hafsides de Tunis, le royaume de Tlemcen (à l'ouest de l'Algérie), les Mérinides, installés à Fès, et la Reconquista chrétienne en Espagne firent à nouveau éclater, et de manière durable, l'Occident musulman.  

Les Mérinides et les Ouattassides (XIIIe-XVIe siècle)
Les Mérinides, nomades zénètes originaires des hauts plateaux du Maroc oriental, se donnèrent une nouvelle capitale, Fès Djedid («Fès la Neuve»), fondée en 1276 par Abou Youssef Yacoub. Grand défenseur de l'orthodoxie religieuse, ce dernier entreprit à son tour la construction de nombreuses mosquées et médersas.


Le voyageur Ibn Battouta et l'historien Ibn Khaldoun sont les grandes figures de cette brillante période. Le pouvoir, victime de luttes sanglantes, s'affaiblit après la mort d'Abou Inan en 1358.
Les siècles qui suivirent furent une période de repli relatif du Maroc sur lui-même.


Au XV e  siècle, la dynastie des Ouattasides, après avoir régenté les Mérinides (1420), finit par les supplanter (1472). A la même époque se précisaient les visées impérialistes de l'Europe. Les Portugais s'emparaient de Ceuta (1415) et de Tanger (1471), puis créaient des comptoirs sur toute la côte atlantique; de leur côté, les Espagnols, après avoir reconquis le dernier royaume maure d'Espagne, celui de Grenade (1492), traversèrent à leur tour le détroit de Gibraltar et s'installèrent à Melilla (1497).


La domination ibérique suscita un mouvement de résistance nationale, cimenté par l'idéal de la guerre sainte et appuyé par les chefs des confréries religieuses. L'émergence d'un pouvoir chérifien, celui des Saadiens (1572-1603), se fit jour. 


Les Saadiens (XVIe-XVIIe siècle)
Originaires de la vallée du Draa, les Saadiens après avoir éliminé les Ouattassides, parvinrent à préserver une indépendance que menaçaient à la fois les Européens et les Turcs. Partis de leur capitale, Taroudannt, ils occupèrent le Sous, Marrakech, Fès, reprirent certains comptoirs aux Portugais, conquirent Tombouctou. A Marrakech, où ils établirent leur nouvelle capitale, leur cour était brillante et riche de créations artistiques, comme en témoigne le palais el-Badi. Mais, en 1603, au lendemain de la mort d'Ahmed al-Mansour, dit «le Doré» en raison de sa fabuleuse richesse, le chaos s'installa et les confréries devinrent de plus en plus influentes. A nouveau, le pays fut divisé en plusieurs principautés qui rivalisèrent entre elles jusqu'à l'avènement de la dynastie des chérifs alaouites, au milieu du XVII e  siècle. 


Les Alaouites
Originaires du Tafilalet et descendants d'Ali, les Alaouites fondèrent au XVII e  siècle la dynastie qui règne encore aujourd'hui. Le plus célèbre des souverains, Moulay Ismaïl, gouverna le pays pendant cinquante-cinq ans (1672-1727). Il réorganisa le Maroc et en assura la pacification, après avoir mené une série d'expéditions militaires contre les tribus insoumises, les Turcs et les chrétiens.


Il affermit ainsi la domination du pouvoir central, le makhzen (mot arabe signifiant «trésor, grenier», à l'origine du mot français «magasin»), sur les pouvoirs locaux des tribus, jalouses de leur indépendance.


Roi bâtisseur, il fonda Meknès et y installa sa capitale.
Sa mort marque l'entrée dans une période troublée: les révoltes montagnardes, l'opposition religieuse des confréries, les années de sécheresse et de famine, les épidémies (notamment la peste en 1797-1800) provoquèrent un effondrement démographique, la montée des caïds et le repli du Maroc sur lui-même. Le règne de Mohammed II ben Abdallah (1757 - 1790) vit les débuts du commerce avec l'Europe.
Au XIX e  siècle, l'économie entra en crise et le désordre règna.


Les Français pénètrèrent au Maroc, en 1844, et gagnèrent la bataille d'Isly alors que les Espagnols s'emparaient de Tétouan en 1860. Moulay Hassan (Hassan Ier, 1873-1894) réussit cependant à maintenir l'indépendance politique du pays, mais l'affaiblissement du pouvoir central, l'entrée en dissidence de nombreuses tribus et les effets de la crise financière obligèrent l'Etat marocain à contracter des emprunts de plus en plus coûteux; celui de 1904 entraîna l'installation dans les ports marocains de contrôleurs français.  

Le protectorat français:

La conférence d'Algésiras (1906), qui entérinait l'intervention des puissances occidentales au Maroc, reconnut à l'Espagne et à la France des droits particuliers.


De 1907 à 1912, une série d'incidents provoqua l'intervention de l'armée française.


En août 1907, les Français débarquèrent à Casablanca, puis occupèrent Oujda, Casablanca et Fès.


En dépit de l'opposition de l'Allemagne, le traité de protectorat, finalement imposé au sultan du Maroc, fut signé à Fès le 30 mars 1912.


(Par ailleurs, en novembre 1912, la convention de Madrid plaçait le nord du pays sous protectorat espagnol.) Le général Lyautey fut nommé premier résident général de la France.  
La résistance marocaine fut vive, et les révoltes berbères nombreuses.


Après la reddition d'Abd el-Krim, qui souleva les masses paysannes dans le Rif (1919-1926), la France mena une campagne de «pacification» qui ne prit fin qu'en 1934; l
e protectorat fut remplacé par l'administration directe.


La France encouragea la colonisation rurale avec l'installation d'Européens, qui, par ailleurs, introduisirent de nouvelles cultures et commencèrent l'exploitation des phosphates.


Elle entretint également l'opposition entre Arabes et Berbères : un dahir de 1930 retira la juridiction des populations berbères au sultan, responsable de la loi musulmane, et leur établit des tribunaux propres appliquant le droit coutumier.


Ce fut l'occasion d'un réveil de l'opposition. Allal al-Fasi et un groupe de jeunes lettrés fondèrent à Fès le parti national, avec pour revendication essentielle l'abrogation du dahir.
Mais, alors que s'achevait la pacification française, les prémices du mouvement pour l'indépendance se faisaient déjà sentir.


Le mouvement nationaliste fut influencé par les doctrines réformistes et le panarabisme qui agitaient alors toutes les sociétés musulmanes.


Un Comité d'action marocain pour la réforme, créé en 1934, réclama l'application stricte du traité de protectorat. En 1937, le Comité se sépara entre l'Istiqlal (1943) et le Parti démocratique de l'indépendance (1946). 


La défaite de 1940 devant les Allemands affaiblit encore la position de la France. L'Espagne occupa Tanger de 1940 à 1945.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes marocaines combattirent aux côtés de la France libre, mais la rencontre entre le sultan Mohammed  V ben Youssef et le président américain Roosevelt à Anfa,


en juin 1943, accentua les revendications nationalistes. En 1944, Mohammed V refusa de ratifier les décisions du résident général et, dans un discours prononcé à Tanger, en avril 1947, commença à réclamer l'indépendance. 


Au lendemain de la guerre, la pénurie alimentaire provoqua une grande misère et une forte émigration rurale. La résistance au protectorat prit alors un caractère plus urbain.


Oppositions rurale et urbaine se rejoignirent après 1950, au moment où le sultan prenait une part prépondérante dans la lutte pour l'indépendance. Le gouvernement français nomma des résidents généraux intransigeants: les généraux Juin (1947-1951) et Guillaume (1951-1954)


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En 1951, sous la pression des autorités françaises, soutenues par le pacha de Marrakech, Al-Hadj Thami al-Glaoui, surnommé le Glaoui, le sultan fut contraint de renvoyer ses collaborateurs membres de l'Istiqlal.


Après avoir tenté, en vain, de négocier avec la France, Mohammed V prononça, en novembre 1952, un discours exigeant l'émancipation politique totale et immédiate du Maroc.
Appuyé par la France, des notables et des chefs de confrérie, avec à leur tête le Glaoui,
entrèrent alors dans un complot visant à renverser le sultan


: le 20 août 1953, la France déposa Mohammed V, qui fut exilé en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi Hassan II.


Une rupture totale s'instaura dès lors entre le nouveau régime et la population, qui ne reconnut pas la légitimité du sultan mis en place par la France, Mohammed ibn Arafa, un autre membre de la famille alaouite. Ce refus revêtait un caractère politique, religieux et économique (boycott des produits français); il s'accompagna d'une vague d'agitation et de la constitution d'une armée de libération.



Le Maroc indépendant :


La conjonction des insurrections marocaine et algérienne contraignit Paris, qui choisit de consacrer l'essentiel de son effort militaire à l'Algérie, à engager des négociations avec le sultan Mohammed V.


En 1955, à la suite d'actes terroristes, la France se résigna finalement à accepter le retour du sultan au Maroc.


Le 2 mars 1956 fut signée une convention qui abolit le traité de Fès et reconnut l'indépendance du Maroc.


Le statut de Tanger fut aboli (29 octobre 1956).


L'ampleur des manifestations populaires obligea également l'Espagne à mettre fin à son protectorat, le 7 avril 1956.


Après quarante-quatre ans de tutelle étrangère, le Maroc retrouvait son indépendance et son unité. Mohammed V rentra dans son pays, acclamé comme le libérateur de la nation marocaine.


Dès 1958, il annonça des réformes économiques, sociales et politiques, et s'engageait à doter le Maroc, érigé en royaume, d'institutions permettant une participation directe du peuple à la gestion des affaires publiques. 



Le règne de Hassan II


Mohammed V mourut le 26 février 1961.


Son fils Hassan II lui succéda. Respectant la promesse qu'il avait faite à son père d'établir un régime démocratique dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle, il fit approuver par référendum, le 7 décembre 1962, une Constitution qui instituait le multipartisme et la séparation des pouvoirs.


Le rôle du Parlement était toutefois relativement limité. Celui du roi, en revanche, était très étendu: le monarque nommait le Premier ministre et les ministres, qu'il pouvait révoquer à son gré. Chef des forces armées, il avait le pouvoir de proclamer l'état d'exception si le pays venait à être menacé.


En tant que «Commandeur des croyants», il était le chef religieux suprême et veillait au respect de l'islam.


Les années qui suivirent l'investiture d'Hassan II virent éclater des émeutes populaires à Casablanca, Rabat et Fès.
Le Front de défense des institutions constitutionnelles, formation progouvernementale, ne put obtenir la majorité aux premières législatives.
Dans l'incapacité de former un gouvernement, le leader de l'Istiqlal, Allal al-Fasi, passa à l'opposition en janvier 1963. En juillet 1963, le gouvernement fit arrêter des militants de l'UNFP (Union nationale des forces populaires), parti d'opposition dirigé par Al-Mahdi Ben Barka, lequel dut fuir à l'étranger. En mars 1965, des manifestations d'étudiants furent sévèrement réprimées par le général Oufkir, ministre de l'Intérieur. En juin, l'état d'exception fut institué, la Chambre fut dissoute et le roi prit les pleins pouvoirs.


En octobre 1965, Ben Barka, condamné à mort par contumace pour complot contre le régime, était enlevé à Paris et secrètement assassiné.  
Une nouvelle Constitution fut adoptée par référendum, en juillet 1971, malgré l'hostilité de l'Istiqlal et de l'UNFP qui se regroupèrent en un Front de l'opposition et refusèrent de participer aux élections législatives.


La découverte d'un complot contre le roi en mars 1971 donna lieu à 180 arrestations. Deux nouvelles tentatives d'assassinat de Hassan II devaient provoquer une sévère répression : le 10 juillet 1971, les cadets de l'Ecole militaire tentèrent de renverser le roi lors d'une réception dans sa résidence de Skirat ; le 16 août 1972, l'avion ramenant de France le roi échappa de justesse aux tirs de l'aviation de chasse marocaine.
Compromis dans l'attentat, le général Oufkir fut trouvé mort le lendemain. 


A partir de 1973, le roi, en habile politique, comprit la nécessité d'assouplir son pouvoir.
La «marocanisation» des terres reprises aux étrangers lui redonna l'adhésion populaire, et la question du Sahara espagnol lui permit de ressouder autour de sa personne l'ensemble de la population. 


 Le Front Polisario avait entamé sa lutte armée en 1973 (Madrid envisageait alors d'accorder l'indépendance à ce territoire, que le Maroc revendiquait).


A l'automne de 1975, Hassan II organisa la «Marche verte»: environ 350 000 Marocains répondirent à son appel et, «drapeau en tête et Coran à la main», marchèrent pacifiquement jusqu'au Sahara occidental.


Cette marche eut un impact extrêmement fort à l'intérieur du pays, dans la mesure où toutes les forces politiques, y compris celles de l'opposition, hormis l'UNFP, se placèrent aux côtés du monarque.


Par contre, cette question entraîna une crise profonde entre le Maroc et l'Algérie, qui apporta son soutien au mouvement sahraoui.


L'admission, en 1982, de la République arabe sahraouie au sein de l'OUA constitua un revers diplomatique pour le Maroc.


Les difficultés économiques et les mesures de redressement préconisées par le FMI provoquèrent de nouveau, en mai et juin 1981 puis en janvier 1984, des manifestations à Casablanca qui furent sévèrement réprimées.


Les années 1990 furent toutefois marquées par la reprise du dialogue avec l'opposition parlementaire, une certaine diminution des tensions sociales et un début de règlement de l'affaire du Sahara occidental.


Le 6 septembre 1991, le Maroc, ayant maîtrisé la «guerre des sables», signa avec le Front Polisario un cessez-le-feu dont l'entrée en vigueur devrait permettre la tenue d'un référendum d'autodétermination - proposé par l'ONU et l'OUA depuis 1988 - qui décidera de l'avenir des populations du Sahara occidental. 


Sur le plan intérieur, la monarchie marocaine, qui se trouvait également confrontée à un islamisme en expansion depuis les années 1970, chercha un modèle original de démocratisation.


Hassan II, désireux de moderniser son pays, s'efforça d'ailleurs de prolonger le climat d'union nationale qu'avait suscité la «Marche verte» : libération de prisonniers politiques, levées de la censure, élections, reconnaissance des partis d'opposition, dont l'Istiqlal, et légalisation des mouvements de défense des droits de l'homme.


Sous la pression conjointe de la contestation intérieure et de la volonté du roi, une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 1992, élargit le rôle du Parlement et affirmé plus nettement la séparation des pouvoirs.


Ainsi, en novembre 1997, les premières élections législatives au scrutin universel donnèrent la majorité des sièges à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), tandis que le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (islamiste) obtenait six sièges dans la nouvelle Assemblée.


Nommé Premier ministre par le roi Hassan II, le socialiste Abderahmane Youssoufi fut chargé de former le gouvernement de coalition.


En juillet 1999, le prince Sidi Mohammed, fut intronisé sous le nom de Mohammed VI, après la mort de son père, Hassan II, roi du Maroc depuis 37 ans  
Sur le plan international, le Maroc, qui a adhéré au GATT (c'est à Marrakech que fut signé le 15 avril 1994 l'accord final de l'Uruguay Round), a activement participé à la création, le 17 février 1989, de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avec l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et la Tunisie. Par ailleurs, entre grogne sociale et agitation islamiste, l'ancrage à l'Europe semble revêtir une importance stratégique :



 En 1987, le Maroc - dont la diplomatie joue un rôle actif dans la recherche de la paix au Moyen-Orient a fait acte de candidature pour rejoindre la Communauté européenne.





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